09/06/2008

Essaouira la blanche

 

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Essaouira la blanche ouvre ses volets bleus à l’aube de ses murailles.

Elle les referme réchauffée sous les rayons dorés le soir.

Pour échapper aux odeurs de poissons exilant hors les murs sur le plat promontoire

les rapiéceurs de filets près de leurs barcasses.

Nuages de mouettes sur les miettes

poissons vidés vite étripés.

 

Essaouira la blanche coule ses volets bleus comme des yeux doux vers la houle hautaine qui lèche le rempart. Le vert et gris irisé de blanc de l’écume sans cesse s’en revient sans se lasser, sans se laisser briser.

 

Au souk qui à l’aise s’étale dans le tracé carré et large des artères dominant d’autres ruas portugaises j’ai chaussé au couchant sur ton invitation ces douces et gaies babouches au touché si moelleux qu’elles ont fait fondre ma bouche, les pieds déjà partis au ciel.

 

Les mouettes en surgissent en piqué avant de se poser en fil sur la corniche. La nuit venue elles papotent importunément sur la pelouse près de la plage. Bercée par les vagues, l’œil soudain ouvert en soubresaut par leur plus virulent caquetage, je laisse l’aube arriver, et Essaouira se réveiller, mutine. Après le temps des matines, après l'heure  du muezzin.

                                            crédit anshemar5@yahoo.fr

00:15 Écrit par anne - z dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essaouira |  Facebook |

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